On ne sait pas vous, mais chaque fois que nous voyons mentionné le nom de STUDIO PAV sur une affiche de concert de Kim Hyun Joong en Amérique Latine on se dit qu’il va falloir acheter quelques kilos de bougies et faire des prières au Bon Dieu pour que tout se passe sans problème majeur.
Bon, on sait bien que des « contretemps indépendants de la volonté des parties» peuvent arriver, qu’il ne doit pas être évident d’organiser une tournée loin de Corée et que cet organisateur est peut-être le seul ou le moins pire de ceux qui existent sur place, mais il y a quand même beaucoup d’anomalies depuis qu’on lit des annonces des tours organisés dans certains pays d’Amérique Latine.
Un concert annulé deux heures avant car il manquait une autorisation de l’administration, des concerts qui changent de salle après réservation (et ça c’est encore le moins pire), des concerts complètements annulés comme au Brésil par manque de prévisions sérieuses sur leur faisabilité, et autres longues listes de plaintes plus ou moins importantes que nous voyons passer sur les réseaux sociaux concernant l’organisation des entrées ou la vente à prix d’or de tous les à-côtés vendus en plus des billets.
Aujourd’hui on a atteint l’apogée avec l’annulation du concert du Péru pour des motifs de…démolition de la salle de concert.
Le ridicule ne tuant pas, on s’excuse platement et on met la faute sur la Municipalité de la Ville de Lima qui a décidé de faire construire une voie rapide (votée depuis 50 ans) sur des terrains qui lui appartiennent et où étaient installés, entre autres, ce centre de spectacles, discothèque
«qui fonctionnerait de façon illégale» et que d’après les habitants du quartier, était un lieu apprécié de «fumeurs», donc par essence, un environnement très sûr pour des concerts de nuit.
Vu la façon dont ces locaux ont été démolis en un clin d’œil, et à regarder les toitures en tôle dignes d’un bidonville, on est en droit de se demander s’il y avait un système de sécurité aux normes pour accueillir du public, mais ça c’est un autre sujet; les exigences sécuritaires ne sont pas les mêmes partout et souvent l’appât du gain fait qu’un organisateur peut être tenté de jouer avec les limites de ce qui est possible ou légal, et qu’il perd de vue la sécurité des personnes.
Ici Il y a deux hypothèses, soit ils étaient au courant que tout le quartier se fait expulser et démolir depuis déjà le mois de novembre dernier et qu’ils ont quand même décidé de jouer avec le feu en se disant qu’avec un peu de chance ils passeraient entre les goutes, soit l’organisateur ne s’est pas renseigné sur la probabilité de l’annulation d’un concert dans cette salle et ça c’est de l’amateurisme.
On opte pour la première hypothèse qui s’inscrit dans la continuité d’un tout comprenant aussi l’embauche de «volontaires»
On se dit en regardant les photos que finalement c’est très bien que le concert n’ait pas lieu à cet endroit.
On espère que les contrats avec tous ces intermédiaires sont bien ficelés et prévoient de bonnes assurances en cas d’annulation, et évidemment nous souhaitons surtout qu’une solution soit trouvée d’ici mars, avec une salle digne de ce nom et digne de Kim Hyun Joong.
Ce genre d’incidents ne font que nuire à la réputation des artistes, que eux, sont obligés de faire confiance à des sociétés locales sensées faciliter le déroulement de leurs tournées au lieu de les compliquer.