Il nous arrive de nous emporter (si peu) au sujet de la presse coréenne et de leur manque d’intérêt  pour la carrière de Kim Hyun Joong, au point de se demander s’il n’y a que la mauvaise presse qui arrive à se frayer un chemin jusqu’à nous.

Aujourd’hui, pas de sujet sur Kim Hyun Joong.  Enfin, pas directement en tout cas, nous voulons vous faire lire un article de l’éditorialiste Chris P du site KoreanIndie.

Nous vous invitons à vous mettre à sa place, celle d’un Coréen, et ne vous demandons pas d’être d’accord avec lui, de toute façon cela lui est égal ce qu’on peu bien penser ici.

Nous  trouvons très intéressant son point de vue sur la façon dont nous, « habitants de l’occident » avons tendance à voir/imaginer la musique coréenne.

Il nous rappelle à juste titre que la musique Sud Coréenne n’a pas besoin de notre aval pour  exister.

 

La musique coréenne n’a pas besoin de la validation occidentale, peu importe s’ils essaient de vous en convaincre

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par Chris P | Le 11 janvier 2021 | Éditoriaux | 0 commentaires
Propriétaire coréen de Indie et rédacteur en chef de  Large.
Constamment à la recherche de nouvelles musiques et travaillant sur la parité des bibliothèques sur Spotify et YouTube Music.

Nous sommes fin 2020 et je vois toujours les mêmes récits sur les mêmes plateformes encore et encore concernant la musique coréenne sur les grands médias occidentaux.

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La musique coréenne ne va pas disparaître. Elle pourrait perdre son niveau élevé d’attention aux États-Unis, mais continuera d’évoluer sans avoir besoin de  la perspective occidentale qu’ils ont de ‘l’Orient’. Les médias grand public s’essaient durement de vous convaincre qu’un certain nombre de influenceurs peuvent vous dire ce que c’est que la bonne musique coréenne. Ce qu’ils font réellement c’est vous diriger vers le « terrier du lapin » pour simples d’esprit aidés par la  publicité des services Communication  de sites  Web soutenus par certaines compagnies.

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La culture coréenne est exportée vers le monde depuis plus d’une décennie. À travers les drames, les films et la musique, le gouvernement a poussé la culture vers le monde. Au cours à peu près des cinq dernières années ont a vu les  plus grands pas en avant, et maintenant l’industrie du divertissement coréenne peut être consommée à travers les plates-formes de streaming, podcasts, les sites Web grand public et les sites de fans.

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Mais je ne pense pas que KOCCA ait prédit la croissance explosive des médias sociaux et l’actuel non-attendu armement des fans, en particulier dans la musique pop. Les facettes culturelles sont partagées, mal interprétées et mal reconnues d’un large public créant une illusion de ce que c’est la Corée du Sud.

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Certains estiment que la Corée s’approprie aussi la culture et le style. Mais cela réduit considérablement l’histoire coréenne. De nombreux aspects culturels ont été imposés à la Corée et il est très colonialiste d’appliquer les normes ou les attentes culturelles occidentales au-dessus d’autres pays à travers le monde qui ne portent pas une structure culturelle identique. La Corée n’est pas et ne sera jamais les États-Unis, et ne dites-pas que c’est à cause du confucianisme, putain de merde !

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La musique pop coréenne a eu un énorme avantage avec la connectivité Internet, avec les médias sociaux et  YouTube. Girl’s Generation «Gee» sorties, sur YouTube, il y a 11 ans, a actuellement 265 millions de vues. A titre de comparaison, BTS  « Dynamite » a 769 millions de vues et est sorti en août 2020. À l’époque, Girls’ Generation était le groupe de filles le plus populaire en Corée du Sud, mais relativement inconnu par le courant dominant international. BtS est l’aboutissement de la puissance de la connectivité Internet. Il s’agit d’un exemple direct de la façon dont l’Internet a alimenté la croissance de la musique pop.

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Ces « vues » ne proviennent pas des médias grand public, elles proviennent de millions de fans dans le monde entier. Mais aux États-Unis, les médias grand public sont prompts à dissocier les artistes non localisés en catégories ou à travailler sélectivement avec des artistes dès qu’ils se traduiront par un gain important de téléspectateurs ou de visites. En dehors du BTS ou de Blackpink, combien d’autres acteurs ont participé activement à plusieurs reprises par les médias américains ? Ont été promus en tant qu’artistes au lieu de clickbait? (piège à clics)

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La couverture médiatique de la musique ouest-coréenne est jeune et peut encore véhiculer de façon sous-jacente et ‘culturellement’ d’autres nuances en fonction de l’auteur. « Gangnam Style » de Psy n’était pas considéré comme de la « bonne musique », mais a été accueilli pour la valeur comique qu’il avait pour les médias. Huit ans plus tard, vous pouvez toujours voir/entendre des commentaires racistes ou xénophobes sur les artistes coréens. Les médias occidentaux gardent encore la musique coréenne à distance, très hésitante à l’accueillir au même niveau que la musique locale occidentale. Dans quelle mesure les Grammys ont-ils été pertinents jusqu’à ce que BTS ait été nominé? Quelle serait l’attention que le spectacle pourrait obtenir maintenant?

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Honnêtement, je ne pense pas que beaucoup de points de vente grand public de langue anglaise se soucient de faire les vérifications nécessaires pour que leur stratégie pour obtenir des vues vidéo et des pages vues fonctionnent. Ces sites utilisent les mêmes « influenceurs » qui créent un récit musical coréen pour les marchés anglophones sans trop d’intérêt sur une surveillance. Il y a certainement un plus large éventail de voix disponibles, mais pourquoi aller en dehors des lignes?

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Quand cela vient d’un « Américain », on lui fait plus confiance que d’une personne de couleur ou encore plus bizarre, quelqu’un de l’ethnicité coréenne, surtout quand on parle des aspects culturels comme de l’influence dans la musique. Je ne suggère pas que toute la musique coréenne devrait être couverte par des Coréens ou des Américains d’origine coréenne. Je dis qu’il y a plus de gens qui écrivent  intelligemment sur la musique pop que ceux que les médias grand public continuent d’avoir dans leur viseur.

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La machine de la musique pop coréenne sortira et promouvera de nouveaux acteurs et les mêmes stratégies de contenu seront utilisées. À mon avis, la flopée constante de titres  « le premier groupe coréen à »  continuera à  appliquer l’étiquette « nous et les autres». Les multiples classements Billboard de BTS seront probablement à terme une note de bas de page dans leur carrière qui l’aidera à se tailler une place dans un classement arbitraire. Ajouter  « le premier… » est simplement un piège à clics. Peu de points de vente ont rapporté qu’Ee a été le premier acteur coréen à jouer à Coachella en 2011. Ils préfèrent changer le récit en « premier groupe coréen de hip-hop », « premier groupe de filles Kpop », ou tout ce qui leur est commode.

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Cela ferait surgir d’autres genres et la crainte est que les médias grand public puissent regrouper la musique coréenne dans des paquets vendables. Il y a déjà beaucoup de travail positif en cours pour faire connaître la musique indépendante par Zandari Festa et SXSW. À un moment donné, les médias grand public auront besoin de quelque chose de plus petit et de moins coûteux à couvrir et cela se fera au détriment d’acteurs indépendants.

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La musique indépendante devrait attirer davantage l’attention dans les médias occidentaux. Mais pas avec le récit constant de « surprise » ou « saviez-vous qu’il y a de la musique autre que Kpop » Les artistes et les groupes créent de la musique étonnante et sont en mesure de trouver des fans à travers les médias sociaux, playlists en streaming, ou des recommandations d’amis.

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Je crains que les médias grand public n’aillent tout simplement consulter à nouveau les mêmes personnes qui écrivent sur la musique pop et demander leurs opinions « expertes » sur la large sélection d’artistes indépendants, s’en tenir à quelques-uns sélectionnés, et ignorer le reste. Ou agir comme s’ils avaient « découvert » un nouvel acteur et les pousser comme un produit de leur bibliothèque d’influenceur.

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Ce dont la musique indépendante coréenne a besoin n’est pas d’un « influenceur », elle a besoin d’un flux constant de recommandations de sources multiples. Il y a plus d’artistes et de groupes que de groupes pop. Une place au Billboard ne va pas payer les factures, une mention sur un site grand public n’entraînera pas une place en tête d’affiche d’un festival, et quelqu’un agissant comme un garde-barrière n’aidera pas un fan potentiel à se connecter à un artiste.

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Streamer de la musique est idéal pour la découverte d’un fan, mais ce sont des détritus pour un artiste. Le streaming fait de la musique une marchandise bon marché qui ne tient pas compte des années passées à apprendre un instrument, à trouver une voix en tant qu’artiste, à écrire de la musique, à enregistrer de la musique et à la rendre publique de façon à la faire entendre par les gens.

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Le succès pour un artiste n’est pas d’obtenir un classement au Chart/Top dénué de sens ou d’être mis en évidence sur une liste de lecture. Il s’agit d’être en mesure de communiquer avec les fans et, avec un peu de chance, d’être en mesure de soutenir une carrière avec sa musique. En Corée du Sud, c’est un rêve que peu ont réalisé, mais la musique continue à croître avec de nouveaux artistes et groupes. Tous ne regardent pas vers les médias occidentaux pour les aider à survivre.

 

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Pourquoi vous faire lire un article qui n’est pas directement lié à  Kim Hyun Joong ?

Parce que si vous vous intéressez à Kim Hyun Joong vous ne pouvez tout simplement pas vous arrêter à sa personne.
Vous êtes forcément intrigués et intéressés par la culture et le mode de vie de ses compatriotes.
Vous souhaiterez à un moment donné vous faire une idée différente de celle que certains médias vous servent.

La vision parfois biaisée que nous avons de la musique Coréenne à l’étranger est aussi valable pour la vision que nous avons des Coréens en général, et cela nous amène à parler des commentaires laissés par des fans sur le « peuple Coréen » dans certains articles qui  parlent de Kim Hyun Joong.

Non,  les Coréens ne sont pas tous  « contre » Kim Hyun Joong.  Au pire il leur est indifférent, voire a plupart ne le connais même pas.

Nous n’avons pas repéré, ni sur notre compte Youtube d’abord, ni  sur les différents canaux qui parlent de Kim Hyun Joong, ni même sur les canaux officiels de l’artiste, beaucoup de commentaires de coréens (à part ceux  de quelques anciens fans haineux et déçus qui sont arrivés à la phase finale de leur maladie d’amour chronique et incurable).

Les coréens qui le connaissent et qui l’aiment, et nous sommes sûrs qu’ils sont très nombreux, n’osent pas s’exprimer.

Peut-être que nous ne leur laissons pas beaucoup de  place?  Peut-être qu’il n’utilisent pas les mêmes réseaux sociaux que nous en « occident » ? Peut-être qu’ils sont plus réservés et pas très expansifs avec leurs sentiments?

Tout en pensant que c’est bien dommage qu’ils soient si discrets, nous nous demandons si parfois ils ne seraient pas un peu peinés de voir  certains de nos commentaires ? S’ils ne sont pas choqués de notre vision d’eux et par notre attitude à les considérer « tous pareils » ?

Mais peut-être,  comme le dit si bien ce chroniquer au sujet de leur  music, ils n’ont tout simplement pas besoin de notre aval pour s’exprimer…